"Mais, tu étais consentante !"

“Consentir”, c’est un mot que tu as peut-être déjà entendu dans les médias, dans la bouche de tes profs ou de tes parents. D’après le dictionnaire Larousse, “consentir” signifie accepter que quelque chose se passe, acquiescer. Autrement dit, on est consentant-e quand on répond oui à une demande : ce n’est donc pas spontané, c’est accepter de suivre ce que désire quelqu’un-e d’autre.

 

Dans notre société, tu remarqueras qu'on attend que ce soient les hommes qui proposent et les femmes qui consentent à leurs propositions, en particulier dans le domaine sexuel.

Le problème, c’est qu’un acte sexuel ou une relation ne doit pas être seulement consentie, mais désirée. L’objectif est de se sentir bien avec l’autre, de partager un bon moment, de prendre du plaisir car on a envie d’elle ou de lui.

 

Tu te dis peut-être qu’il y en a toujours un-e qui fait le premier pas. C'est vrai. Si tu as envie de quelque chose, n’hésite pas à le proposer ! Mais si ce n’est pas toi qui en prends l’initiative, il faut que la proposition te fasse un grand OUI au fond de toi. 

Si tu as le moindre doute, tu as le droit de dire non. Car si ça te fait seulement “peut-être” ou “pourquoi pas” en dedans, ce n’est pas un oui et c’est que tu ne désires pas vraiment faire ce qu’on te propose. Quand tu te dis par exemple “il faut que je le fasse, sinon elle ne m’aimera plus” ou “sinon il dira que je suis coincée”, c’est que tu perds de vue ton propre désir. Tu risques d’avoir une relation sexuelle qui ne te rendra ni satisfaite, ni épanouie, et qui te laissera un goût amer. 

Peut-être même que tu avais peur ou que tu t’es sentie forcée ? Sache qu'un acte sexuel obtenu sous la contrainte, cela s’appelle un viol (ou une agression sexuelle s’il n’y a pas de pénétration par le pénis, le doigt ou un objet). C'est un crime très grave, qui est puni par la loi.

Finalement, le “consentement”, c’est un mot qui te piège facilement dans des relations sexuelles non désirées. D’ailleurs, l’affreuse expression “qui ne dit mot consent” sous-entend qu’on peut être considérée comme consentante si on se tait. Alors qu’on peut se taire parce qu'on est paralysée par la peur ou parce que l’on n’ose pas réagir, qu’on a peur d’être ridicule… alors même qu’on n’a pas envie de ce qui est en train de se passer. 

Le seul feu vert pour une relation sexuelle entre deux personnes qui se respectent et qui se veulent du bien, c’est de se dire et de se montrer qu’on en a envie. Et si on est pas sûr-e, pourquoi ne pas poser la question ? Ça vaut aussi pour les bisous, les câlins, les jeux et pour tous les contacts physiques, mêmes amicaux !

 

Te connaître, savoir ce que tu aimes, ce qui te fait du bien ou ce que tu veux essayer, parce que tu en as envie, toi, et pas seulement pour faire plaisir à l’autre, et l’exprimer, voilà qui te permettra d'avoir une sexualité épanouie et libérée !

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